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 Auguste Levêque "La parque"

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pscy
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MessageSujet: Auguste Levêque "La parque"   Dim 6 Avr - 12:08

Auguste Levêque est un peintre réaliste et symboliste belge, né à Nivelles en 1866 et mort à Saint-Josse-ten-Noode en 1921.

Il fut également sculpteur, poète et théoricien d'art. Il est lauréat du Prix Godecharles pour son tableau sur Job en 1890.

Quand j'ai démarré mes études artistiques à Mons (be) j'ai dû analyser une peinture (au choix) et la présenter (avec d'autres travaux) à l'examen d'entrée. J'avais choisi ce peintre et son oeuvre "La Parque" illustrée ci-dessous. Le gigantisme ajoute à la qualité de cette peinture un côté dominant et impressionnant ! Je suis resté planté un temps fou devant ce tableau... Les détails, les regards, tout est parfait (à mon goût).



Infos :

Lieu: Tournai (Belgique)
Institution: Musée des Beaux-Arts
Type d'objet: tableau (peinture)
Titre: La Parque
Auteur: Leveque, Auguste (artiste-peintre)
Date: de 1866 (naissance) à 1921 (décès)
Matériaux: toile à peindre - peinture à l'huile
Technique: peint
Dimensions: hauteur 295 cm - largeur 204 cm



Quelques explications supplémentaires :

Les Parques, divinités maîtresses du sort des hommes, sont l'équivalent romain des Moires grecques.

Mythologie
Elles étaient trois sœurs, filles de Nyx (la Nuit) ou de l'Érèbe, ou bien de Jupiter et de Thémis, ou, selon quelques poètes, filles de la Nécessité et du Destin. L'obscurité de leur naissance indique qu'elles ont exercé leurs fatales fonctions dès l'origine des êtres et des choses ; elles sont aussi vieilles que la Nuit, que la Terre et le Ciel. Elles se nomment Clotho, Lachésis et Atropos (respectivement Nona, Decima et Morta en latin, bien que leurs noms grecs semblent plus usités) , et habitent un séjour voisin de celui des Heures, dans les régions olympiques, d'où elles veillent non seulement sur le sort des mortels, mais encore sur le mouvement des sphères célestes, et l'harmonie du monde. Elles ont un palais où les destinées des hommes sont gravées sur le fer et sur l'airain, de sorte que rien ne peut les effacer. Immuables dans leurs desseins, elles tiennent ce fil mystérieux, symbole du cours de la vie, et rien ne peut les fléchir et les empêcher d'en couper la trame. Une fois cependant, elles consolèrent Proserpine de la violence qu'on lui avait faite, calmèrent la douleur de Cérès affligée de la perte de sa fille ; et, lorsque cette déesse fut outragée par Neptune, ce fut à leurs prières qu'elle consentit à sortir d'une caverne de Sicile où Pan la


Rôles & représentations
Les Anciens représentaient les Parques sous la forme de trois femmes au visage sévère, accablées de vieillesse, avec des couronnes faites de gros flocons de laine entremêlée de narcisse. D'autres leur donnent des couronnes d'or ; quelquefois une simple bandelette leur entoure la tête ; rarement elles paraissent voilées. Pausanias et d'autres auteurs anciens les couronnent de branches de chêne vert (Quercus ilex L.), espèce végétale au feuillage sempervirent symbolisant très souvent la pérennité, l'immuabilité entre la vie et la mort.

Les Grecs et les Romains rendaient de grands honneurs aux Parques, et les invoquaient ordinairement après Apollon, parce que, comme ce dieu, elles pénétraient l'avenir. On leur immolait des brebis noires, comme aux Furies.

Ces divines et infatigables filandières n'avaient pas seulement pour fonction de dérouler et de trancher le fil des destins. Elles présidaient aussi à la naissance des hommes. Enfin, elles étaient chargées de conduire à la lumière et de faire sortir du Tartare les héros qui avaient osé y pénétrer. C'est ainsi qu'elles servirent de guides à Bacchus, à Hercule, à Thésée, à Ulysse, à Orphée, etc. C'est à elles encore que Pluton confiait son épouse, lorsque, suivant l'ordre de Jupiter, elle retournait dans le ciel pour y passer six mois auprès de sa mère.

Clotho, ainsi nommée d'un mot grec qui signifie « filer », paraît être la moins vieille, pour ne pas dire la plus jeune des Parques. C'est elle qui tient le fil des destinées humaines. On la représente vêtue d'une longue robe de diverses couleurs, portant une couronne formée de sept étoiles, et tenant une quenouille qui descend du ciel en terre. La couleur qui domine dans ses draperies est le bleu clair.
Lachésis, nom qui en grec signifie « sort » ou « action de tirer au sort », est la Parque qui met le fil sur le fuseau. Ses vêtements sont quelquefois parsemés d'étoiles, et on la reconnaît au grand nombre de fuseaux épars autour d'elle. Ses draperies sont couleur de rose.
Atropos, c'est-à-dire « inévitable » en grec coupe impitoyablement le fil qui mesure la durée de la vie de chaque mortel. Elle est représentée comme la plus âgée des trois sœurs, avec un vêtement noir et lugubre ; près d'elle, on voit plusieurs pelotons de fil plus ou moins garnis, suivant la longueur ou la brièveté de la vie mortelle qu'ils mesurent.
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Auguste Levêque "La parque"
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